Plan d'actions 2021-2022 de la SOMAGEP-SA : 9,6 milliards de F CFA pour assurer de l’eau potable à un million de Maliens
Afin d’assurer constamment de l’eau potable en quantité et en qualité à un million de Maliens, la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA) s’est dotée d’un Plan d’Actions 2021-2022 dont le coût est estimé à environ 9,6 milliards de F CFA. Ce document, expression de la proactivité et du sens élevé de l’anticipation de la Direction Générale, renferme de multiplies initiatives et des projets sur les travaux de renforcement de production, de réhabilitation et d’extension de la couverture des réseaux à Bamako et dans les Centres de l’Intérieur où des localités reprises ont bénéficié des réalisations des branchements sociaux. Devant l’avenir, l’homme a quatre attitudes.
Primo, l’attitude Passive. Ici, l’homme subit les événements.
Secundo, l’attitude active. Là, il interagit.
Tirso, l’attitude preactive. L’homme prévient.
Quarto, l’attitude proactive. A ce niveau, l’homme fait de l’avenir ce qu’il veut qu’il soit pour lui. Cette dernière attitude est celle que la SOMAGEP-SA a épousée, désormais, dans l’exercice de sa mission d’alimentation des populations en eau potable.
Ainsi, pour faire face à ce dernier défi, la Société s’est dotée d’un Plan d’actions d’urgence 2021-2022 dénommé « L’AMELIORATION DE L’ACCES A L’EAU POTABLE ». Le Document enregistre des actions prioritaires qui concourent, d’une part, au renforcement des capacités de production et de distribution de l’eau potable de la Société et d’autre part, à l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Il convient de souligner que les actions, qui y sont consignées, concernent l’ensemble des centres du domaine concédé mais prioritairement ceux marqués par une insuffisance notoire de production d’eau, d’absence de réseaux de distribution adéquats et surtout de branchements. Pour la ville de Bamako, les actions majeures portent sur la réalisation des conduites pour augmenter le débit du Réseau Haut afin d’améliorer la desserte en eau des populations de la communes IV, l’inversion du Booster du Pont des Martyrs, afin de permettre le transfert de l’eau de la rive droite vers la rive gauche pour améliorer la desserte en communes I et II. S’y ajoutent le déplacement de la Station Compacte de Baco-Djicoroni à Djicoroni Para sur la rive gauche pour améliorer l’alimentation en eau potable des populations des communes III et IV et l’installation d’une pompe de reprise et son secours au réservoir 2x10 000 m3 à Baco-Djicoroni et d’un surpresseur de 1 000 m3 /h à 60 mCE de la station de Kabala. Aussi, il est prévu d’installer une station de reprise et deux réservoirs de 250 m3 chacun pour les zones hautes de Boulkassoumbougou. A Missira, deux pompes seront remplacées, des conduites seront posées et des forages seront réalisés et équipés. Ces travaux permettront d’améliorer la situation de l’alimentation en eau potable des populations pendant la pointe qui s’annonce.
Pour les centres de l’intérieur, dans un premier temps, les actions d’urgence concernent les nouveaux centres présentant une disponibilité au niveau de la production d’eau potable permettant un raccordement de nouveaux clients. Il s’agissait initialement des centres de Bla, Dioila, Siby, Baraouéli, Dioro, Dougabougou, Kolokani, Mahou, Ségala, Yélimané, Fana, Konobougou, Nara et Niono. En second lieu, les travaux couvrent tous les autres Centres de l’Intérieur du domaine concédé. Ainsi, de nombreux travaux dont la réalisation des forages, des châteaux, des bornes fontaines, la réhabilitation et extension des réseaux de distribution ont-ils été effectués ou en cours dans une trentaine de localités. On peut noter Koulikoro, Gao, Kati, Ségou, Bla, Nara, Batama, Gourma-Rharouss, Banamba, Bankass, Diboli, Diéma, Kolondièba, Koro, Sofara, Ouéléssébougou, Hombori, Sanankoroba/Banankoroni, Siby, Douentza, Kéniéba, Dialakoroba, Koury, Kadiolo, Zégoua, Loulouni, Naréna, Niono, Korientzé, Yanfolila et Yorosso. Pour terminer, il convient de souligner que le nombre de populations qui a ou qui aura accès à l’eau potable grâce aux prévisions du Plan d’actions 2021-2022 est estimé à un millions de personnes. Quant au coût global des actions, il s’élève à environ 9,6 milliards de francs CFA dont 2,635 milliards de francs CFA pour la ville de Bamako et 6,921 milliards de francs CFA pour les Centres de l’Intérieur, soit 5,097 milliards de francs CFA pour les nouveaux Centres repris.
Source : Malijet
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